Nettoyage avant état des lieux : le guide de la remise en état locative
Rendre un logement propre avant l’état des lieux de sortie n’a rien à voir avec un ménage du dimanche. La loi impose une restitution en bon état d’entretien, l’état des lieux compare chaque pièce à son état d’entrée, et la caution se joue souvent sur des détails que le ménage courant ne touche jamais. Ce guide explique ce qui est vraiment exigé, pièce par pièce, et comment nous organisons cette remise en état à Vesoul et en Haute-Saône.

La scène se répète à chaque fin de bail : les cartons sont partis, le logement est vide, et il reste quelques jours avant le rendez-vous fixé avec le bailleur ou l’agence pour l’état des lieux de sortie. Le réflexe est de passer un coup d’aspirateur et une serpillière, comme un ménage habituel. C’est presque toujours insuffisant : un état des lieux ne regarde pas si le sol est propre en surface, il compare le logement, pièce par pièce, à l’état constaté à l’entrée — et c’est cette comparaison qui décide du sort du dépôt de garantie.
Le nettoyage avant état des lieux est un métier à part entière, distinct du ménage courant : il reprend ce qu’un entretien régulier ne touche jamais — l’intérieur des meubles de cuisine, le calcaire incrusté d’un bac de douche, les traces grasses derrière une hotte, la poussière accumulée sur le dessus d’une porte. Ce sont précisément les détails qu’un état des lieux de sortie relève, parce que ce sont ceux que l’état des lieux d’entrée avait déjà notés vierges.
Nous intervenons sur cette étape à Vesoul et dans les départements voisins, aussi bien pour des locataires qui quittent un logement que pour des bailleurs qui le préparent avant une nouvelle location. Ce guide détaille ce que la loi impose réellement, ce qu’un état des lieux compare, et comment nous organisons cette remise en état pour qu’elle se passe sans réserve.
Ce que la loi impose vraiment au locataire sortant
Trois textes suffisent à cadrer la question, et aucun n’exige un logement neuf. L’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 met à la charge du locataire l’entretien courant du logement et les menues réparations (au d), ainsi que les dégradations survenues pendant la location dans les locaux dont il a la jouissance exclusive (au c). Le décret n° 87-712 du 26 août 1987 énumère précisément ces réparations locatives, pièce par pièce et équipement par équipement. Et l’article 1730 du code civil impose de rendre le logement tel qu’il a été reçu, suivant l’état des lieux d’entrée.
Le même code pose aussitôt la limite : selon son article 1755, aucune réparation réputée locative n’est à la charge du locataire lorsqu’elle n’est occasionnée que par la vétusté ou la force majeure. C’est la frontière qui décide de presque tous les litiges de fin de bail : ce qui s’est usé avec le temps reste au bailleur, ce qui a été abîmé ou laissé sale reste au locataire.
Appliquée au nettoyage, la règle est simple. Un mur dont la peinture a passé après plusieurs années d’occupation relève de la vétusté et ne se facture pas. Un logement rendu sale — graisse en cuisine, calcaire en salle de bain, poussière accumulée, sols collants — n’a rien à voir avec l’usure : c’est un défaut d’entretien courant, et il peut légitimement donner lieu à une retenue sur le dépôt de garantie, sous forme de frais de nettoyage justifiés.
- Article 7 c) et d) de la loi du 6 juillet 1989 : entretien courant, menues réparations, dégradations
- Décret n° 87-712 du 26 août 1987 : la liste précise des réparations locatives
- Article 1730 du code civil : rendre le logement suivant l’état des lieux d’entrée
- Article 1755 du code civil : la vétusté et la force majeure restent à la charge du bailleur
Nettoyage courant, remise en état : deux niveaux qu’on confond souvent
Le ménage courant entretient un logement déjà propre : il essuie, il passe l’aspirateur, il maintient une surface qui ne s’est jamais vraiment encrassée. La remise en état intervient une seule fois, sur un logement qui vient d’être vécu plusieurs mois ou plusieurs années, et qui n’a pas forcément été entretenu en profondeur pendant tout ce temps. Ce n’est pas le même geste, ni le même temps à y consacrer.
Décaper plutôt qu’essuyer : détartrer un bac de douche jusqu’à retrouver la faïence, dégraisser une hotte et le mur derrière la plaque de cuisson, retirer les traces collantes qu’un adhésif ou une étiquette ont laissées sur une porte de placard. Ce sont ces gestes-là, et non un coup de chiffon rapide, qui séparent un logement rendu « propre » d’un logement rendu « propre pour un état des lieux ».
Faut-il nettoyer avant ou après l’état des lieux ?
Avant, toujours. L’état des lieux de sortie fige par écrit l’état du logement au moment où il est signé : ce qui y est noté fait foi, et nettoyer le lendemain ne change plus rien au document déjà paraphé. Un logement nettoyé après le rendez-vous est un logement propre dont le constat dit qu’il était sale.
L’ordre à tenir est donc invariable : sortir les meubles, nettoyer le logement vide, puis faire l’état des lieux. Nettoyer un logement encore meublé revient à recommencer une fois les meubles partis, parce que les sols et les murs qu’ils masquaient réapparaissent au dernier moment — souvent avec les traces les plus visibles du logement.
La checklist pièce par pièce, pour ne rien oublier
Un état des lieux se fait pièce par pièce, et c’est la seule méthode qui évite d’oublier un recoin le jour du rendez-vous. La liste qui suit reprend les points que nous vérifions systématiquement avant de considérer un logement prêt.
- Cuisine : intérieur du four et du réfrigérateur, hotte et filtre, plan de travail, plaques de cuisson, joints d’évier, intérieur des meubles bas et hauts
- Salle de bain et WC : bac de douche ou baignoire détartrés, robinetterie, joints de carrelage, miroir, dessous de la cuvette et de la lunette
- Sols : aspiration et lavage de toutes les pièces, plinthes, seuils de porte, angles
- Menuiseries : vitres intérieures et rebords, montants de fenêtre, volets, poignées et crémones
- Rangements : intérieur des placards, penderies, dessus des meubles hauts
- Murs et plafonds : traces de doigts, d’adhésif ou de punaises, toiles d’araignée dans les angles
- Extérieurs privatifs : balcon, terrasse ou cave si elle fait partie du logement loué
L’ordre des opérations : du haut vers le bas, du sec vers l’humide
Une remise en état mal ordonnée se refait deux fois. Deux principes suffisent à l’éviter. Du haut vers le bas d’abord : dessus des placards, luminaires, murs, plinthes, sols en dernier, parce que toute poussière décrochée en hauteur finit par tomber. Du sec vers l’humide ensuite : on dépoussière et on aspire avant de laver, sinon la poussière se transforme en traces et il faut repasser.
Les pièces d’eau passent en premier dans la journée, pas en dernier : la cuisine et la salle de bain concentrent l’essentiel du travail réel — graisse, calcaire, joints — et demandent souvent qu’un produit agisse un moment avant d’être rincé. Les attaquer tôt laisse ce temps de pose pendant qu’on traite les autres pièces, au lieu de finir par les postes les plus longs.
- 1. Dépoussiérer en hauteur : dessus des meubles et des portes, luminaires, angles de plafond
- 2. Lancer les pièces d’eau : détartrant et dégraissant sur les surfaces, temps de pose
- 3. Vider et nettoyer l’intérieur des rangements, four et réfrigérateur dégivré
- 4. Menuiseries : vitres, rebords, montants, poignées et interrupteurs
- 5. Rincer et finir les pièces d’eau, puis les plinthes
- 6. Sols en dernier, pièce par pièce, en reculant vers la sortie
Les oublis qui coûtent le plus cher
Les réserves notées sur un état des lieux de sortie portent rarement sur ce qu’on voit en entrant : elles portent sur ce qu’on ne pense pas à regarder. Ce sont presque toujours les mêmes postes, et ils prennent quelques minutes chacun quand on y pense — beaucoup plus quand on les découvre le jour du rendez-vous.
Un point mérite une mention à part : le dégivrage du réfrigérateur et du congélateur, quand ils sont fournis avec le logement. Il demande plusieurs heures et ne se rattrape pas au dernier moment. Il se lance donc la veille, pas le matin de l’état des lieux.
- Grilles et bouches de VMC, entrées d’air des fenêtres
- Filtres de hotte, dessous et arrière de la plaque de cuisson
- Joints de carrelage, de baignoire et de douche, siphons
- Dessus des portes, chambranles, poignées, interrupteurs et prises
- Plinthes, seuils, rails de porte coulissante, radiateurs et leurs ailettes
- Réfrigérateur et congélateur dégivrés, four et lèchefrite compris
- Boîte aux lettres, cave, garage ou local à vélos rattachés au bail
- Relevés de compteurs et jeu de clés complet, badges et télécommandes inclus
Ce qu’un état des lieux de sortie compare vraiment
L’état des lieux de sortie n’existe pas seul : il se lit toujours en miroir de l’état des lieux d’entrée, pièce par pièce, poste par poste. Une grille de vétusté, quand le bail en prévoit une, ajuste ensuite ce constat en fonction de l’ancienneté de chaque équipement — une moquette posée depuis dix ans ne peut pas être facturée au prix du neuf, même usée.
Ce que compare concrètement l’état des lieux, ce sont des photos et des mentions écrites : « sol taché », « joint noirci », « vitre sale » à l’entrée transformés en « conforme » ou « dégradé » à la sortie. Un logement nettoyé en profondeur avant le rendez-vous ne laisse simplement rien à comparer défavorablement — c’est l’effet recherché, plus que la propreté en elle-même.
La forme de ce document n’est pas libre : le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 fixe les mentions obligatoires et les modalités d’établissement de l’état des lieux, d’entrée comme de sortie. C’est aussi ce texte qui encadre la grille de vétusté, facultative : elle ne s’applique que si le bail y renvoie expressément.
Usure normale ou dégradation : où passe la frontière
C’est la question qui décide de presque toutes les retenues, et elle se tranche poste par poste plutôt qu’en bloc. L’usure normale est celle qui résulte d’un usage conforme du logement pendant la durée du bail : elle est prévisible, proportionnée au temps passé, et elle reste à la charge du bailleur au titre de l’article 1755 du code civil. La dégradation résulte d’un défaut d’entretien, d’une négligence ou d’un choc : elle reste à la charge du locataire.
Quelques exemples valent mieux qu’une définition, parce que ce sont ceux qui reviennent d’un état des lieux à l’autre. Le critère à garder en tête : le temps seul produit de l’usure, un geste ou une absence de geste produit une dégradation.
- Peinture ternie ou légèrement jaunie après plusieurs années : usure normale
- Mur constellé de traces de doigts ou de projections non nettoyées : défaut d’entretien
- Moquette élimée aux zones de passage : usure normale
- Moquette tachée ou brûlée : dégradation
- Joints de douche vieillis et poreux : usure normale
- Joints noircis par une moisissure jamais nettoyée : défaut d’entretien
- Trous de chevilles rebouchés proprement : entretien courant du locataire
- Vitrocéramique rayée par un usage normal : usure ; incrustée de graisse cuite : entretien
Ce que le bailleur ne peut pas exiger
Le déséquilibre d’un état des lieux de sortie vient souvent de là : le locataire sait ce qu’on attend de lui, rarement ce qu’on ne peut pas lui demander. Un bailleur ne peut pas exiger un logement remis à neuf : il peut exiger un logement rendu propre et en état d’entretien courant, déduction faite de la vétusté. La différence n’est pas de degré, elle est de nature.
Une retenue sur le dépôt de garantie ne se décide pas non plus d’autorité. L’article 22 de la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de la justifier — par un devis, une facture, ou le constat écrit d’un manquement relevé à l’état des lieux. Un montant annoncé sans pièce à l’appui, ou un forfait appliqué quel que soit l’état réel du logement, ne remplit pas cette exigence de justification, même si une clause du bail le prévoit.
- Une remise à neuf : repeindre un logement rendu propre ne relève pas du locataire
- La réfection de ce qui a simplement vieilli pendant le bail
- Un forfait de nettoyage appliqué sans constat ni justificatif
- Une retenue chiffrée sans devis ni facture à l’appui
- Une réparation déjà notée comme défectueuse sur l’état des lieux d’entrée
- Le nettoyage de parties communes ou d’équipements hors du logement loué
La caution : délais légaux et ce qui peut réellement être retenu
L’article 22 de la loi du 6 juillet 1989 encadre strictement la restitution du dépôt de garantie, et les délais courent à compter de la remise des clés. Le bailleur dispose d’un mois pour le restituer si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, et de deux mois si des différences y sont constatées.
Passé ce délai, la majoration est automatique : le dépôt de garantie restant dû est majoré de 10 % du loyer mensuel en principal — hors charges — pour chaque période mensuelle commencée en retard. En immeuble collectif, le bailleur peut conserver une provision limitée à 20 % du dépôt jusqu’à l’arrêté annuel des comptes de charges : les 80 % restants, eux, suivent les délais ordinaires.
Toute retenue doit être justifiée par des documents — devis, facture, ou constat écrit à l’état des lieux — et ne peut porter que sur ce qui incombe réellement au locataire, jamais sur la vétusté. Un nettoyage insuffisant en fait légitimement partie : c’est l’un des motifs de retenue les plus fréquents, et aussi l’un des plus faciles à écarter en amont.
- 1 mois pour restituer la caution si l’état des lieux de sortie est conforme
- 2 mois si des différences sont constatées, à compter de la remise des clés
- Retard : majoration de 10 % du loyer mensuel hors charges par période mensuelle commencée
- Immeuble collectif : provision de 20 % maximum jusqu’à l’arrêté des comptes
- Toute retenue doit être justifiée par un devis, une facture ou un constat écrit
S’il n’y a pas eu d’état des lieux d’entrée
Le cas est plus fréquent qu’on ne le croit, et il change complètement le rapport de force. Sans état des lieux d’entrée, l’article 1731 du code civil fait présumer que le locataire a reçu le logement en bon état : il lui appartient alors de prouver le contraire, ce qui est difficile plusieurs années après.
Cette présomption connaît toutefois une limite décisive, posée par l’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 : elle ne peut pas être invoquée par la partie qui a fait obstacle à l’établissement de l’état des lieux. Autrement dit, un bailleur qui n’a jamais organisé d’état des lieux d’entrée ne peut pas s’en prévaloir contre son locataire. En pratique, deux réflexes protègent : conserver toute trace écrite de l’état du logement à l’entrée, et réclamer l’établissement d’un état des lieux contradictoire plutôt que de s’en passer.
Contester une retenue abusive : la marche à suivre
Une retenue non justifiée, ou portant sur de la vétusté, se conteste — et la procédure est graduée, gratuite dans ses deux premières étapes. Premier temps : une lettre recommandée avec accusé de réception au bailleur, rappelant les délais de l’article 22, demandant les justificatifs des sommes retenues et la restitution du solde. Beaucoup de dossiers s’arrêtent là, parce que la retenue n’était pas documentée.
Sans réponse satisfaisante, la commission départementale de conciliation peut être saisie gratuitement : elle est expressément compétente pour les litiges portant sur l’état des lieux et le dépôt de garantie, et son avis débloque une partie des situations sans passer devant un tribunal. En dernier recours, le juge des contentieux de la protection est compétent pour les litiges locatifs d’habitation. Le délai à surveiller : les actions nées d’un contrat de bail se prescrivent par trois ans.
- 1. Lettre recommandée avec accusé de réception, en demandant les justificatifs
- 2. Saisine gratuite de la commission départementale de conciliation
- 3. Juge des contentieux de la protection en dernier recours
- Prescription : trois ans pour les actions dérivant du bail
Les preuves à constituer avant de rendre les clés
Faire appel à une entreprise pour ce nettoyage a un effet que le ménage fait soi-même n’a pas : une facture datée, à présenter au bailleur ou à l’agence si une contestation survient sur la propreté du logement. Ce document ne dispense pas d’un état des lieux contradictoire, mais il pèse dans la discussion si un doute apparaît sur l’état de propreté à la remise des clés.
C’est un principe que nous appliquons à chaque intervention, quelle que soit la prestation : un devis écrit avant le chantier, et une facture claire à la fin, que vous pouvez transmettre sans avoir à reformuler quoi que ce soit.
La facture n’est cependant qu’une pièce parmi d’autres, et la plus utile ne coûte rien : une série de photographies datées, prises logement vide et juste nettoyé, pièce par pièce, avec les postes sensibles en gros plan — four, douche, joints, vitres. Prises avant le rendez-vous, elles fixent un état ; réclamées après une retenue, elles n’existent plus.
- Photographies datées du logement vide et nettoyé, pièce par pièce
- Gros plans des postes sensibles : four, douche, joints, vitres, sols
- Facture de nettoyage, si l’intervention a été confiée à une entreprise
- État des lieux de sortie relu et annoté avant signature, exemplaire conservé
- Relevés de compteurs notés et nombre de clés remises
Tabac, moisissure, colocation : les situations particulières
Trois cas sortent du cadre de la checklist ordinaire. L’odeur — tabac, animaux — n’est pas une salissure visible mais elle se constate, et elle s’installe dans les textiles, les murs et les bouches d’aération : elle demande un lessivage des surfaces et une ventilation prolongée, pas un désodorisant. Traitée en amont, elle ne figure pas à l’état des lieux ; laissée telle quelle, elle y figure.
La moisissure ensuite, qui pose une question de responsabilité avant de poser une question de nettoyage : un joint noirci faute d’avoir jamais été entretenu relève du locataire, tandis qu’une moisissure née d’une infiltration ou d’une ventilation défectueuse relève du bailleur. Le nettoyage ne tranche pas ce débat, mais il évite qu’un défaut d’entretien évident vienne brouiller un dossier par ailleurs solide.
La colocation enfin : les colocataires sont le plus souvent tenus solidairement par le bail, ce qui signifie que l’état du logement à la sortie les engage collectivement, y compris ceux qui sont partis les premiers. C’est la configuration où une remise en état confiée à une entreprise, facturée une fois et partagée, simplifie le plus les choses.
Faire soi-même ou faire appel à une entreprise : comment trancher
Nettoyer soi-même a un sens quand le temps ne manque pas et que le logement n’a pas trop souffert pendant l’occupation : un week-end suffit souvent pour un studio ou un deux-pièces entretenu régulièrement. La difficulté vient rarement de la volonté, mais du calendrier — un déménagement mobilise déjà les mêmes journées que celles qu’il faudrait consacrer au nettoyage, et les deux se télescopent presque toujours dans la même semaine.
Faire appel à une entreprise prend tout son sens quand le logement est grand, quand plusieurs années d’occupation ont laissé des traces qu’un ménage courant n’a jamais atteintes, ou simplement quand le jour de l’état des lieux approche plus vite que le temps disponible. Le résultat attendu est le même dans les deux cas : un logement qui ne laisse rien à discuter le jour du rendez-vous.
Locations meublées et Airbnb : un rythme de rotation différent
Une location saisonnière ou un meublé touristique ne connaît pas un seul état des lieux de sortie, mais un roulement permanent : chaque départ précède de peu l’arrivée suivante, et la fenêtre de nettoyage se compte parfois en heures plutôt qu’en jours. Le niveau d’exigence, lui, ne baisse jamais — un voyageur juge un logement sur sa propreté dès les premières minutes, exactement comme un état des lieux le fait pour un bail classique.
Nous organisons ce type de nettoyage en tenant compte de ce calendrier serré : créneau fixé à l’avance entre deux réservations, points de vigilance identiques à ceux d’un état des lieux — literie, sanitaires, cuisine — et un logement prêt avant l’heure d’arrivée suivante, sans marge d’erreur possible.
Côté bailleur : préparer un logement avant l’état des lieux d’entrée
L’état des lieux d’entrée est l’exact symétrique du précédent, et il protège le bailleur bien davantage qu’on ne le pense. Un logement remis propre et décrit précisément à l’entrée fixe une référence opposable : trois ans plus tard, c’est ce document qui permet de distinguer ce qui s’est dégradé pendant le bail de ce qui l’était déjà. À l’inverse, un logement livré avec des joints noircis et un four encrassé rend toute réserve ultérieure difficile à soutenir.
Nous intervenons aussi dans ce sens : remise en état entre deux locataires, avec évacuation préalable de ce que le précédent occupant a laissé sur place. Pour un bailleur, une agence ou un syndic, l’intérêt est de n’avoir qu’un seul interlocuteur entre la sortie de l’un et l’entrée de l’autre, sur un créneau qui est souvent de quelques jours.
Nettoyage et débarras : quand les deux se combinent
Un départ de logement s’accompagne souvent d’objets laissés sur place, faute de temps ou de solution pour les évacuer : meubles trop volumineux pour le nouveau logement, encombrants oubliés dans une cave, restes d’un tri jamais terminé. Ces objets doivent disparaître avant même que le nettoyage ne commence, sans quoi le travail se refait deux fois.
Quand un débarras précède la remise en état, nous enchaînons les deux dans la même intervention : évacuation de ce qui reste, puis nettoyage de fond sur un logement entièrement vidé — ce qui est aussi la configuration la plus efficace pour atteindre chaque recoin sans meuble à déplacer.
Combien de temps prévoir avant la remise des clés
Le nettoyage se cale toujours après le départ du mobilier, jamais avant : nettoyer un logement encore meublé revient à recommencer une fois les meubles sortis, notamment pour les sols et les zones qu’ils masquaient. L’ordre logique est donc déménagement, puis nettoyage, puis état des lieux — dans cet ordre, sans les intervertir.
Un studio ou un deux-pièces se traite en général en une demi-journée, un logement familial ou une maison en une journée complète, davantage si plusieurs années d’occupation ont laissé des dépôts tenaces. Le mieux est de fixer le nettoyage la veille ou l’avant-veille de l’état des lieux, jamais le jour même, pour garder une marge si un point demande d’y revenir.
Comment se déroule concrètement notre intervention
Un premier échange, souvent par téléphone, suffit à cadrer le chantier : surface, nombre de pièces, date de l’état des lieux, présence ou non de meubles à évacuer au préalable. Il débouche sur un devis écrit, calé sur la date qui vous engage réellement — celle du rendez-vous avec le bailleur ou l’agence, pas une date approximative.
Le jour du chantier, nous reprenons chaque pièce dans l’ordre de la checklist : cuisine et sanitaires en priorité, parce que ce sont les postes les plus longs à traiter, puis sols, menuiseries et rangements. Un contrôle final, poste par poste, précède la remise des clés — c’est le même regard que celui d’un état des lieux, posé avant plutôt qu’après.
Où nous intervenons et comment se cale le rendez-vous
Basés à Vesoul, nous intervenons sur ce type de chantier dans toute la Haute-Saône ainsi que dans le Doubs, les Vosges, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Savoie et la Haute-Savoie, avec un bureau dans chacun de nos secteurs. Le devis se fait sur place ou sur description téléphonique quand le logement est simple à évaluer.
La date d’un état des lieux se décale rarement une fois fixée par le bailleur ou l’agence : le téléphone répond 7j/7 et 24h/24, et une intervention en urgence reste possible quand le rendez-vous tombe plus tôt que prévu.

Ce que couvre notre intervention
- Devis gratuit après un premier échange sur la surface et la date de l’état des lieux
- Nettoyage de fond cuisine et sanitaires : four, réfrigérateur, hotte, détartrage complet
- Sols, plinthes, seuils et angles repris dans toutes les pièces
- Vitres intérieures, rebords de fenêtre et intérieur des rangements
- Débarras préalable des objets et meubles laissés sur place, si nécessaire
- Contrôle final poste par poste avant la remise des clés
- Facture détaillée, transmissible au bailleur ou à l’agence en cas de besoin
Les prestations concernées
- Nettoyage et remise en étatLogements, bureaux, locaux, locations saisonnières.
- Débarras d’appartementVider un appartement en étage, copropriété comprise.
- Débarras et vide-maisonMaison, appartement, cave, grenier, garage, grange.
- Rénovation et mobilierRafraîchissement des pièces, restauration des meubles.
- Débarras de local professionnelBureaux, commerces, ateliers, fin d’activité.
Secteur concerné
Questions fréquentes
Une question qui n’est pas là ? Appelez-nous, c’est souvent plus rapide.
Un ménage courant suffit-il pour un état des lieux de sortie ?
Rarement. Un état des lieux de sortie compare chaque pièce à son état d’entrée, et relève des points qu’un ménage courant ne touche jamais : intérieur des meubles, calcaire, traces grasses derrière une plaque de cuisson. Une remise en état complète évite ces réserves plutôt que de les découvrir le jour du rendez-vous.
Le bailleur peut-il retenir la caution pour un manque de propreté ?
Oui, à condition que la retenue soit justifiée par un devis ou une facture, et qu’elle porte sur un réel défaut d’entretien — pas sur l’usure normale, qui ne peut jamais être facturée au locataire sortant.
Combien de temps le bailleur a-t-il pour restituer le dépôt de garantie ?
Un mois à compter de la remise des clés si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, deux mois si des différences sont constatées. Passé ce délai, le dépôt restant dû est majoré de 10 % du loyer mensuel hors charges pour chaque période mensuelle commencée en retard. En immeuble collectif, une provision de 20 % au maximum peut être conservée jusqu’à l’arrêté annuel des comptes de charges.
Faut-il nettoyer avant ou après avoir sorti les meubles ?
Toujours après. Nettoyer un logement encore meublé oblige à recommencer une fois les meubles partis, en particulier pour les sols et les zones qu’ils masquaient. L’ordre à respecter est déménagement, puis nettoyage, puis état des lieux.
Intervenez-vous aussi pour préparer un logement entre deux locataires ?
Oui, c’est une intervention fréquente pour les bailleurs, souvent enchaînée avec un petit débarras si l’ancien locataire a laissé des objets. Le logement est rendu prêt pour les visites ou l’entrée du nouveau locataire.
Une facture de nettoyage professionnel a-t-elle une valeur en cas de litige ?
Elle constitue une preuve de bonne foi datée, à présenter au bailleur ou à l’agence si une contestation survient sur la propreté du logement. Elle ne remplace pas l’état des lieux contradictoire, mais elle pèse dans la discussion.
Traitez-vous les locations meublées entre deux séjours ?
Oui, avec un créneau fixé entre le départ d’un voyageur et l’arrivée du suivant. Le niveau d’exigence est le même que pour un état des lieux classique : literie, sanitaires et cuisine repris intégralement à chaque rotation.
Faut-il repeindre les murs avant de partir ?
Non, sauf dégradation réelle. Une peinture ternie ou légèrement jaunie par le temps relève de la vétusté, qui reste à la charge du bailleur au titre de l’article 1755 du code civil. Ce qui est attendu du locataire, c’est un mur propre — traces de doigts, projections et adhésifs retirés — pas un mur repeint.
Faut-il reboucher les trous des chevilles ?
Oui, le rebouchage des trous de fixation fait partie des menues réparations qui incombent au locataire. L’exigence porte sur un rebouchage propre et poncé, pas sur une réfection complète de la peinture du mur.
Faut-il nettoyer les vitres à l’extérieur ?
Les vitres accessibles depuis l’intérieur du logement, oui, faces intérieure et extérieure, ainsi que les rebords et les montants. En revanche, un vitrage qui n’est accessible que depuis une nacelle ou une partie commune n’est pas à la charge du locataire.
Un forfait de nettoyage inscrit au bail est-il valable ?
Une clause ne dispense pas le bailleur de justifier la retenue. L’article 22 de la loi du 6 juillet 1989 exige des pièces à l’appui des sommes conservées : un forfait appliqué quel que soit l’état réel du logement, sans constat ni justificatif, ne satisfait pas cette exigence. Un logement rendu propre reste la meilleure réponse à ce type de clause.
Que faire si la retenue sur la caution paraît abusive ?
Trois étapes, dont les deux premières sont gratuites : une lettre recommandée avec accusé de réception demandant les justificatifs et la restitution du solde ; à défaut, la saisine de la commission départementale de conciliation, compétente pour les litiges sur l’état des lieux et le dépôt de garantie ; en dernier recours, le juge des contentieux de la protection. Les actions dérivant du bail se prescrivent par trois ans.
Que se passe-t-il s’il n’y a pas eu d’état des lieux d’entrée ?
Sans état des lieux d’entrée, l’article 1731 du code civil présume que le logement a été reçu en bon état. Mais l’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 interdit à la partie qui a fait obstacle à son établissement de s’en prévaloir : un bailleur qui n’a jamais organisé d’état des lieux d’entrée ne peut donc pas opposer cette présomption à son locataire.
Qui doit nettoyer en cas de colocation ?
Les colocataires sont le plus souvent tenus solidairement par le bail : l’état du logement à la sortie les engage collectivement, y compris ceux qui ont quitté les lieux plus tôt. C’est la situation où confier la remise en état à une entreprise, sur une seule facture partagée, évite le plus de désaccords.
Une odeur de tabac ou d’animaux peut-elle justifier une retenue ?
Elle se constate à l’état des lieux, et elle relève de l’entretien du logement plutôt que de la vétusté. Elle se traite par un lessivage des surfaces, un nettoyage des bouches d’aération et une ventilation prolongée — pas par un désodorisant, qui ne tient pas jusqu’au rendez-vous.
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Un état des lieux de sortie approche ?
Donnez-nous la date du rendez-vous et la surface du logement, nous calons la remise en état dessus. Devis gratuit, facture détaillée, et un logement qui ne laisse rien à discuter.
